Enfant de l'immigration algérienne. En 1948, son père arrive en France pour subvenir aux besoins de sa famille, laissée en Algérie. En 1968, la famille s’installe à Forbach dans l’Est de la France. Née et grandit à Behren-lès-Forbach, où elle devra se battre entre les déchirements de son adolescence et une scolarité à réussir. Issue d’une fratrie de onze frères et soeurs, révolutionnaire dans l’âme, elle quitte le domicile familial avec pour seuls compagnons de route un sac à dos, un stylo et quelques feuilles. Durant ses pérégrinations, elle rencontre Roger Bichelberger, qui l’encourage à écrire son premier roman. La poésie l’obsède. Elle cède à la tentation et écrit dans la démesure plusieurs recueils.
En parallèle, elle suit des études de lettres, entre en hypokhâgne et poursuit son parcours universitaire jusqu’à la maîtrise. Peu de temps après, elle entreprend une licence en sciences de l’éducation, mais l’envie d’écrire pour exister est plus forte, et elle décide de se lancer à corps perdu dans la jungle poétique. « Il faut perdre pour gagner », dit-elle à ceux qui résistent à leurs rêves. Parallèlement, elle anime des ateliers d’écriture et de poésie dans des quartiers dits « sensibles » avec un grand succès.

En 1998, le décès de ses parents la plonge dans une dépression profonde. Elle quitte la France en 2000, se réfugie en Syrie puis en Jordanie pendant une longue année, en quête de spiritualité et fascinée par la langue arabe et le pays de Cham. Son retour en 2001 sonne le glas de la dépression. Sérénité, renaissance, éveil de conscience, Rhavia parvient désormais à transformer sa colère en une créativité exigeante, aboutie, toujours plus proche de ses engagements. Sa rencontre avec Paulo Coelho sera déterminante, un coup de foudre philosophique et spirituel, qui lui inspire toujours plus de ferveur, de justesse, de droiture et lui donne la conviction que l’on peut réussir à réaliser son devoir de vie un jour. Elle reprend ses ateliers d’écriture, à la grande joie de ses élèves. Tout le monde la réclame. Son énergie talentueuse et poétique fait l’unanimité ; elle fonde alors l’association Slam Attitude et répand le slam dans tout le bassin lorrain. L’association ne s’arrête pas en si bon chemin et décide de lancer un site national, Webslam.
En janvier 2011, l'édition d'« Inédits de slam ».

Ses rencontres avec Alain Bashung et Richard Bohringer sont décisives quant à sa carrière. Rhavia ne s’arrête pas là et va au bout de ses rêves en accouchant de l’album Calame, fin 2009 : « Seule une plume inspirée de l’encrier divin a la faculté de nourrir les âmes assoiffées de connaissance et d’amour », soulignera le grand Bashung ! Un album phare lucide et explosif, d’une originalité universelle à fleur de peau, où l’amour est scandé inlassablement à l’unisson d’une allégresse orientale maîtrisée. Le reste est dit dans l’album dans un crescendo de souffle poétique époustouflant. L’interprète se fait ici le peintre d’une vaste tragédie humaine dénoncée dans une vision kaléidoscopique où se croisent mille visages. De la pierre brute jaillit un diamant : celui de la vie bien sûr, et bien au-delà celui des mots et de l’auteure elle même. Dans une évanescence lyrique et spirituelle, sa voix s’évanouit afin de laisser place au silence et son écho sacré. Rhavia Tahardji est résolument une grande dame. Sa seule attache : la liberté, celle d’aimer et de donner, après un long travail d’introspection

Les LIVRES

Les Cendres Sans Mémoire, 2003, Edition Publibook

En 2003 son 1er livre, elle écrivait sous le nom de plume Zara Konya, Un récit magnifique, qui empoigne une actualité brûlante et tourmentée. Dans une prose toute en métaphores poétiques, Zara KONYA dit avec justesse et sensibilité la souffrance mêlée de crise identitaire du peuple algérien.
Rejetant les idées reçues sur l'Islam, il en dévoile la tolérance et le cosmopolitisme, dénonçant les pratiques terroristes qui contredisent l'amour d'Allah et la sagesse coranique. Hadiths (contes musulmans) et poèmes lyriques résonnent comme un appel à une trêve qu'on n'ose à peine espérer. Mais « Les Cendres sans Mémoires » est aussi un roman d'amour, un hommage aux femmes, aux mères et aux filles d'Algérie...

Les Maux d'Al- Djazir, 2004, Edition Encres Vives

De la poésie de l’Algérie et de ses conteurs. Une poésie démystifiée par les balles sanglantes et les cris des femmes arrachées à la vie. Une poésie orpheline car elle perd ses mères et ses pères. Les amants y circulent le regard vide, le cœur criblé de douleurs. Une poésie de la liberté de rester debout qui dit non aux barrages des forcenés et oui à la pudeur d’aimer. C’est la poésie de la révolution et de la transformation qui est célébrée dans ce recueil. La poésie est une arme de résistance. Mais ce livre est à surtout un rôle de mémoire embrumée par une décennie noire qui a meurtrie un peuple entier parce qu’il ne se soumettait pas. Il s’agit d’une nouvelle poésie qui renaît de ses cendres. Une poésie de tous les algériens du monde et de tous les libérateurs du monde.

Dilemmes, 2005, Edition Acoria

Dilemmes est une œuvre poétique qui emprunte son genre à la prose éclatée. Il fallait l’oser. Oser être. Ici et maintenant dans ce livre sont recueillis des poèmes cries à la gueule du monde. D’un côté des textes très engagés pour la lutte des droits humains et de la dignité humaine et de l’autre des textes avec une posture plus douce destinée à la mère. La mer. L’univers magique et très riche de cette poésie sensible à l’œil et à l’oreille fait décoller les cœurs hardis d’un monde nouveau.
La signification des textes poétiques ici colle à la peau de l’auteure comme la chair à son squelette. L’auteure vit et revit dans sa complexité symbolique une quête de vie poétique déchirée par les dilemmes de la vie qui l’emporte dans le tourbillon des mots. On écrit pas à moitié. On est entier quand on écrit.


Ma femme est le père de mes enfants, 2006, CG de Meurthe et Moselle

« Je suis né en 1929 en Algérie, je suis né en 1930 à Constantine, je suis né le 14 mars 1933 à Sétif… ». Après l’énoncé de leur date de naissance, Youssef, Habib, Mohamed, Brahim et quelque vingt autres hommes racontent leur vie marquée par l’exil. Ils sont venus, après la guerre, travailler dans les mines de l’Est de la France, dans le bâtiment, la sidérurgie ou sur les routes. En une ou deux pages, ils disent la dureté d’une vie, éloignée des parents mais aussi bien souvent de l’épouse et des enfants, les conditions difficiles de travail, les séparations, les retours toujours trop courts. Cette impression de profondeur et de présence est amplifiée par une série de portraits réalisés par Nadège Comoret, des photos qui pourraient être celles d’amis ou de parents. Quelques poèmes adoucissent un peu plus encore ce document totalement original, fabriqué à la demande du conseil général de Meurthe-et-Moselle avec le soutien du FASILD. Livre écrit par Rhavia Tahardji lors d'entretiens semi-directifs réalisés dans les foyers SONACOTRA et résidences sociales.

Paroles de Slam, 2009, E2C de Region Lorraine

Anthologie du slam et portraits du cercle des poètes retrouvés. Les slameurs edéciens tapageurs Georges de Nancy à Forbach, de Metz à Longlaville viennent, se rassemblent autour d’une table et de quelques stylos et osent par la plume vocalise. Ils racontent avec des exercices de styles et des jeux de mots, les maux qui les rongent, les arrangent ou qu’ils aiment à en haranguer la foule.Loin des feux de la rampe, agglutinés dans des salles à guichet ouvert, ils slament la perpète de leur vie. Entendre ces jeunes adolescents et premiers adultes de cette génération en quête d’un avenir meilleur mobilisés leur voix pour dire leurs aventures est une véritable mission identitaire. Ils noircissent la page pour relever le verbe qui va pointer l’émotion vers le haut. Cette génération s’amuse autour de ces tables dorées de page.

Le Crime des Sens, 2020, Edilivre


Une femme écrivaine française d'origine algérienne peu connue du grand public tombe amoureuse d'une grande écrivaine française. Elle lui écrit alors des lettres lui racontant l'admiration qu'elle a pour elle, l'amour qu'elle a pour l'écriture et la langue française.La narratrice va encore plus loin en bousculant les idées reçues sur l'homosexualité en islam et en s'affranchissant complètement de sa liberté d'aimer et d'être au grand jour. Un roman épistolaire vraie, sincère et poignant. La narratrice a sublimé l'art de l'écriture pour s'en sortir des ghettos où elle a vécu un enfance meurtrie par le silence assourdissant du non dit.
Son combat pour la dignité et le droit des femmes a été son crédo......


Les CD et Singles

La marche
Rhavia chante Brel

Calame

Entre Lui et Elle
Pour Qui Pour Quoi
Dossier de Press

Revue de Press

Les Ateliers d'Ecriture

Pour entreprendre un atelier d’écrire, il faut oublier l’appréhension de la page blanche, la panique de la faute car tout le monde fait des fautes. Les plus grands auteurs pour ne pas les citer ont rayé des pages maculées d’écriture à force de contre sens ou de maladresses. Ceci doit être vécu comme une expérience de l’écriture. L’écriture se créer, s’incréée, se mue et s’émue. Elle est didactique au service de l’émotion. Afin de construire l’histoire de l’écriture, il est important d’accepter les retours constructifs de l’animateur d’ateliers d’écriture sans aucuns préjugés faits sur le style car l’auteur du texte est respecté et sera respecté aussi durant la déclamation de son texte devant le groupe. Les ateliers d’écriture se déroulent sur des séquences de trois heures par groupe, 7 auteurs au maximum par groupe par semaine. Le prix sera proportionné au montant de la subvention attribuée par la structure pour la mise en place des ateliers à savoir 55€ de l’heure. Pour les particuliers, en tant qu’expert de l’économie sociale et solidaire, les tarifs seront calculés en fonction du salaire, du bénéficiaire du RSA ou du chômeur à la recherche d’un emploi. Beaucoup se rétractent à des inscriptions pour des raisons financières. Là aussi, on peut parler d’une démarche inclusive de la culture circulaire. Comme indiqué en sus de cela, je mets un point d’orgue sur le fait que l’argent ne soit pas un frein à la participation de mes ateliers car tout le monde a droit au savoir et la culture.

Une création constructive et Oser passer le pas du rubicond

J'anime des ateliers d’écriture depuis plus de 20 ans. Je suis auteure, compositeur interprète et romancière. J’ai travaillé en solo, et en groupe ou pour des artistes. J’ai écrit des chansons populaires, du slam qui est considéré par nos pairs comme de la poésie déclamée. J’ai aussi écrit des récits de vie et de la poésie. Vous trouverez les références de mes livres sur la page réalisation. J’ai travaillé avec Claude LEMESLE, l’un des plus grands paroliers de France avec qui je collabore depuis toujours.J’ai eu la chance de travailler avec Donoré, Sophie Maurin, Bernard Struber, Laam, Frédéric Noel, Latif Chaarani, Fabienne Stein, Julie Cherrier, Mongie Yahi, Lylia Yahi, Leili Anvar, Jacques Pelizzari, Jean-Michel VAICLE, et Philippe Claudel pour de la chanson française.

Les ateliers d’écriture sont des lieux de formation, d’accueil et de création littéraire. Ce sont aussi des lieux de rencontres. Ce sont des moments de transpiration, d’endurance quelques fois mais aussi et surtout des instants et de plaisirs individuels et collectifs quand on trouve son texte enfin abouti. L’intérêt des ateliers est le partage du bien être ensemble et du mieux vivre ensemble. L’objectif des ateliers d’écriture est de développer son propre style, sa signature et de s’essayer à d’autres modes d’écritures. Il s’agit aussi de réaliser que l’écriture n’est pas un art où l’on s’assoit car rien ne s’acquiert sans travail. Jacques Brel disait le talent c’est 1% , les 99 % restant c’est du travail d’écriture. Le texte se construit par son squelette, ensuite on y pose la chair. La complétude prend forme quand les deux axes sont faits l’autre, comme l’amant à l’amour.,

L’Atelier d’écriture comme Art inclusif

Les ateliers que j’anime sont destinés à tout type de profil : enseignants, élèves classe générale, élèves d’enseignement professionnels, Segpa , les élèves de programme ULIS, personnes en situation de fragilités et de handicap, EPCI, Mairie, SMAC, associations d’alphabétisation, IRTS, école de formations, universités, et entreprises privées et publics. L’idée est de proposer à certains établissements une passerelle d’activité qu’ils choisissent en fonction des goûts des élèves et grâce à l’aide des enseignants la pratique d’expression désirée. L’écriture est une alternative à l’étude du français par le biais de la création et de la découverte d’auteurs de façon plus ludique. Certains élèves ont des freins quand il s’agit d’écrire et au-delà même de l’écriture il y a l’expression verbale. Pour cela, le slam est un art inclusif complet individuel et collectif qui permet de travailler la posture de l’élève en public. Les barrières du regard de l’autre tombent et l’apprenant se débarrasse de ses peurs en faisant passer au premier plan l’envie de jouer, d’interpréter et de partager son texte au plus grand nombre. L’écriture devient alors une drogue positive dont les effets immédiats sont l’amélioration de la maîtrise de la grammaire, de l’orthographe, de la narration et de la diction. Le professeur est content, l’élève a repris confiance en lui et l’animateur heureux de participer à cette harmonie des compétences.

Je vous propose des ateliers d’écriture en ligne

A l’instar de la période compliquée qui s’invite dans nos vies avec notamment la crise sanitaire et les confinements, l’atelier d’écriture en ligne est une bonne occasion d’aborder le travail d’écriture en gardant aussi mieux que possible une interaction de qualité avec votre animatrice d’ateliers d’écriture. Elle permet aussi à celles et ceux qui ont des emplois du temps chargé de s’employer à persévérer dans l’écriture. Il est possible pour ceux qui le souhaitent d’inviter un musicien lors de nos ateliers. Alors à vos plumes et à vos tapuscrits

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